La porte de la sacristie

 

La sacristie ne fut édifiée hors œuvre, à l’Est du chevet, qu’en 1872. Sa porte est surmontée d’une statue de Saint-Étienne en bois polychrome du XIXe siècle . La porte, en bois sculpté et doré, à deux vantaux, est datable du XVIIe siècle. Son décor repose sur la représentation d’objets liturgiques très riches en symboles religieux. Les objets sont noués à une guirlande verticale dont l’extrémité supérieure est garnie d’un nœud en rosette.


Les deux vantaux de la porte de la sacristie.

Sur le vantail gauche, la guirlande est garnie de branches d’olivier symbolisant Marie et la Paix. Le livre, l’Évangéliaire (la parole) est entouré d’une couronne de laurier (la gloire).

Le grand chandelier, symbolisant le Christ lumière du monde, est lié à l’ostensoir ou monstrance qui présente l’hostie consacrée, le Saint-Sacrement.

En bas, l’encensoir exhale la senteur de l’encens qui symbolise la prière montant vers la divinité.

Sur le vantail de droite, la guirlande lie la patène, plateau où est déposé l’hostie consacrée, entourée d’une couronne de laurier (la gloire).

Le calice, coupe où sera consacré le vin symbole du sang du Christ est lié avec le grand chandelier (le Christ, lumière du monde). A ces deux objets liturgiques est mêlé le blé . Les grains symbolisent le Christ (le pain consacré), les épis désignent la Vierge. La raisin symbolise le sang du Christ.

En bas, la guirlande se termine par les deux burettes , fioles contenant le vin et l’eau servant à la célébration de la messe.