L’autel et le retable

 

Le premier niveau du chevet marque sa prééminence par sa taille (neuf mètres de hauteur pour neuf mètres de large) et son décor. Le maître-autel, surélevé par six marches, est centré par un tabernacle sculpté et doré (1723) .


Le retable et le maître-autel


Panneau de façade du maître-autel, bois sculpté (XVIIe s.)

Le panneau avant de la base de l’autel est une sculpture de la première moitié du XVIIe siècle, en bois doré sur fond bleu, représentant « la lapidation de Saint-Etienne » .


Le martyre de saint Etienne d'après Abel de Pujol.

Deux crédences Louis XVI s’appuient à la paroi de bois peint, de part et d’autre du maître-autel.

Le retable est constitué de panneaux de bois à décor peint de faux marbre, encadrés de pilastres , surmontés d'un fronton triangulaire. Celui-ci couronne une grande toile centrale. Au XVIIIe siècle un tableau attribué à Despeigne, daté de 1723 puis offert à l’église par le chevalier d’Agoty, occupait cet espace. Sa dégradation le fit remplacer au XIXe siècle par une copie du tableau d’Abel de Pujol : « le martyre de Saint-Etienne » actuellement en l’église Saint-Thomas d’Aquin, œuvre primée au salon de 1817. Saint-Etienne, entraîné loin de la ville de Jérusalem, lève les yeux au ciel et voit deux anges qui lui apportent la couronne et la palme du martyre.