LE BAS-COTE NORD

 

Le bas côté nord est composé, comme la grande nef, de huit travées. Son mur latéral nord, de la fin XIIe siècle, ne subsiste que dans quelques travées . Il est percé, à l’origine, d’un petit portail et de baies en lancettes simples, puis a été progressivement modifié, à partir du XIVe siècle, par l’édification de chapelles entre les culées .


Bas côté nord.

Chacune des huit travées est couverte d’une voûte sur croisée d’ogives. Les nervures retombent vers l’extérieur sur un faisceau de trois colonnettes adossées. La mouluration de ces nervures ainsi que celle des arcs doubleaux a les caractéristiques de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle.


Lanternon de la chapelle des fonts baptismaux.

Dans la première travée s’ouvrent le petit portail de la façade ouest et la chapelle des fonts baptismaux de style Renaissance, avec sa cuve baptismale. Elle est surmontée d’un lanternon ajouré de quatre verrières. Des deux peintures murales, en trompe-l’œil, une seule est encore visible et représente le baptême de Clovis.


La deuxième travée
voisine avec la chapelle Saint-Nicolas de style Renaissance, couverte d’une voûte sur croisée d’ogives simple. Son autel est surmonté d’un beau tableau récemment restauré : l’Annonciation.

La chapelle Saint-Claude communique avec la troisième travée sous voûte à croisée d'ogives (XVIe siècle).

La quatrième travée présente encore le mur latéral primitif et son petit portail surmonté d'un oculus simple.


L’Annonciation dans la chapelle Saint-Nicolas.


Saint-Pierre dans la chapelle des Apôtres.

La cinquième travée voisine avec la chapelle des Apôtres fondée en 1379 par Raoul Piquart, puis remaniée au XVe siècle. Aujourd’hui, elle abrite la chapelle de la Vierge de Fatima.

Les culs-de-lampe représentent Saint-Pierre et Saint-Paul.

Sur le vitrail, incomplet, on peut voir Jacob, endormi au pied de son échelle.

La sixième travée communique avec la Chapelle Sainte-Marguerite, fondée par Agnès la Vannière en 1326. Les arcs d’ogives retombent sur des culots sculptés . La chapelle et sa baie rayonnante ont gardé leur style du XIVe siècle.

La septième travée ne s’ouvre pas sur une chapelle : elle est limitée, vers l’extérieur, par le mur d’origine, avec sa baie en lancette simple.

Dans son ébrasement, repose le petit gisant défiguré d’un chevalier anonyme (XIVe s.).

 



Gisant d’un chevalier anonyme.


Pilier surdimensionné supportant le clocher.


La huitième travée , située sous le clocher, bénéficie d'un pilier surdimensionné composé d'ensembles de colonnettes engagées recevant, par l'intermédiaire de leurs chapiteaux feuillagés, les nervures des voûtes.

L'autel de la Vierge dissimule la porte d'entrée de la tourelle du clocher.