Le chevet intérieur

 

Parcourons la longueur de la nef pour rejoindre le chœur et admirer son chevet plat. Dans sa simplicité, le chevet s’élève sur 18 m de hauteur et présente trois niveaux . Au premier niveau, le mur de 1,5 m d’épaisseur, était jadis percé de trois baies en lancette, comme nous l’avons vu à l’extérieur. La fermeture des baies, en 1768, permit l’installation d’un retable de bois polychrome. La partie haute de ce niveau du rez-de-chaussée est composée d’un grand arc de décharge souligné par un tore qui s’amortit sur les cordons de chaque côté de la nef.


Vue d’ensemble du chevet plat.

Détail du triforium du XIIIe siècle.

Au second niveau, l’élégant triforium à claire-voie, du début du XIIIe siècle, est formé de cinq légères arcatures. Celles-ci sont subdivisées en arcades géminées tréflées supportées de triples colonnettes à chapiteau. La lumière arrive par les cinq lancettes vitrées qui forment le fond du triforium. La vitrerie qui garnit ces baies date de la restauration de 1889 . Une petite corniche, constituée de boudins, sépare le triforium de l’étage supérieur.

La grande rose, au réseau de pierre, se situe au troisième niveau. De son anneau central ajouré rayonnent douze colonnettes. Elles naissent de socles carrés et se terminent par des chapiteaux à crochets. Douze petits arcs tréflés, s’appuyant sur les tailloirs des chapiteaux, viennent tangenter le pourtour circulaire de la rose (ou archivolte) .

Cet harmonieux réseau de pierre enchâsse le joyau de l’édifice : un ensemble de panneaux de vitraux imageant le Christ en majesté, au centre, entouré de ses douze apôtres tenant chacun leurs emblèmes. A la périphérie, un calendrier représente les douze mois de l'année. Ces vitraux sont contemporains de ceux de la Sainte-Chapelle à Paris.

 


La rose et ses vitraux dominent le chevet

La partie haute du chevet se termine sur un dernier arc de la voûte , l'arc formeret .