Le chevet

 

Compris entre deux grands contreforts, le mur de chevet plat du XIIIe siècle présente quatre niveaux . Il comportait trois étages de baies d’éclairage.

1 - A la base, existaient trois grandes fenêtres en lancette avec des vitraux de couleurs. En 1768, le conseil de Fabrique décida de fermer ces baies, ne disposant pas des fonds nécessaires pour les réparations des vitraux. Leur obstruction par des maçonneries permit de placer, à l'intérieur, un retable au fond du choeur. La restauration de 1999 démonta le bouchage inesthétique pour le remplacer par une paroi en retrait, dans le même plan que les barlotières encore en place. Cette paroi opaque fut traitée en "trompe-l'œil", imitant l'ancienne verrière.


Dessin de l’élévation du chevet
B. Vitry (1939)

Les trois étages supérieurs restaurés.

2 - Au dessus, se découpent les cinq ouvertures de la galerie ogivale. Leurs arcs brisés ont pour support trois fines colonnettes.

3 - Au troisième niveau, dans le mur en retrait, s'ouvre la rose de 9,50 m de diamètre, inspirée de celle de Notre-Dame de Paris. Son remplage est divisé en douze compartiments séparés de colonnettes avec chapiteaux à feuillages et d'arcs tréflés sur le pourtour. Le centre présente un anneau de pierre à redents. L'ensemble est surmonté d'une archivolte en arc brisé, à moulure cylindrique, servant d'arc de décharge.

4 - Au quatrième niveau, au dessus de la corniche à gros crochets, le pignon triangulaire est percé d’un vaste oculus orné de six lobes intérieurs.
Le sommet du pignon a retrouvé sa croix de pierre à fleurons, supportée par quatre masques grimaçants. Cet ensemble a été achevé entre 1230 et 1240.

 

La croix sommitale du pignon